DE LA VILLE DE PARIS.
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pressées concernans nostre service qui n'ont neant­moings encores esté acquittées.
" Et pour ce que nous voullons y estre prompte­ment satisfaict, vous mandons et trés expressement enjoignons que, de quelques deniers que ce soit, vous ayez à payer lesd. xxim vc xli i livres Xix solz viii deniers, à ce que les assignations dud. Tresorier de nostre Espargné puissent estre acquittées et qu'il n'en advienne aucun retardement à nostre service.
«Donné à Fontainebleaue, le 11e jour d'Avril mil vc lvii avant Pasques.»
Ainsi signé: "HENRY". Et au dessoubz : "Burgensis".
Incontinant lesd. Lettres receues, ont esté expe­diées Lettres portant la responce et l'excuse.
MIV. — Lettres du Roy à la Ville, pour assister aux orseques et funerailles de la Royne Leonort, douairiere de France.
Reçues le 5 avril i558. (Fol. 282 r°.)
Ce mesme jour ont esté apportées au Bureau de lad. Ville Lettres du Roy dont la teneur ensuit.
4 avril. Trés chers et bien amez.
"Ayant esté adverty comme puis n'a gueres il a pleu à Dieu appeler à soy feue nostre trés chere et trés amée Dame et Belle Mere, la Royne Leonort, douarière de France (1' ;
"Nous avons ordonné luy estre faict pour ses obseques et funerailles ung service solempnel en l'eglise Nostre Dame de Paris, le jeudi prochain d'après la feste de Pasques, où nous vous mandons
assister comme vous avez acoustumé de faire en pareil acte des Roynes de France, ainsi que vous dira plus au long de nostre part nostre amé et feal Conseiller et M" d'Hostel ordinaire le sr de Lezi-
gny
(-).
«Donné à Fontainebleaue, le quatriesme jour d'Avril mil v° lvii avant Pasques."
Ainsi signé: «HENRY". Et au dessoubz : k Clausse".
Et au dessus :
A noz trés chers et bien amez les Prevost des Marchans et Eschevins de nostre bonne Ville et Cité de Paris.
MV. — [Mandemens pour le service de la feue Royne Leonor.]
12 avril 1558. (Fol. 282 v°.)
Le douziesme jour d'Avril après Pasques mil cinq cens cinquante huit, Mess™ ordonnèrent Mandemens estre expédiez à Mess" les Conseillers et aux seize Quarteniers; celuy desd. Quarteniers la teneur en­suit.
[Mandemens aux Quarteniers.]
#e par les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris.
« Sire Jehan de S' Germain, Quartenier de lad. Ville, appellez quatre bourgeois de vostred. quar­tier, et vous trouvez tous demain à cheval, vestuz de voz bons habitz noirs, à une heure attandant deux
de relevée, en l'Hostel de ceste Ville, pour nous acompaigner à aller en l'Eglise de Paris et illec assister à Vigilles de Mortz; et vous trouver aussi le landemain jeudi ensuivant aud. Hostel de Ville, à huit heures du matin, pour retourner en lad. Eglise par le commandement du Roy, au service qui se fera pour l'ame de la feue Royne Leonor, douairiere de France; et encores le vendredi ensuivant xvejour de ce moys, trouvez vous à sept heures du matin, à cheval, pour nous acompaigner à aller à la messe de la Reduction en lad. Eglise de Paris, en la maniere à tel jour par chascun an acoustumé : si n'y faittes faulte, ii
C Éléonore d'Autriche, sœur de Charles-Quint, née à Louvain en 1498, épousa d'abord le roi de Portugal, Emmanuel, dont elle devint veuve en i52i, puis François I", à qui elle fut promise par une des clauses du traité de Madrid (janvier 1526); le mariage ne fut cependant célébré que le 4 juillet i53o. Après la mort de son second époux (3i mars 1557), Éléonore se retira en Espagne; elle mourut à Talavera le 18 février 1558. • ._[ ' ■ ', '
(2' "Lo s' de Lezigny n : Pierre de Pierre-Vifve, sur lequel voyez ci-dessus page 99 et note 1, et page 5 a 1, note 5.
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